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automne 2001 |
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L'Adour
sous haute protection
Le 06/12/2001 La Dépêche site internet : La
dépêche.com Yves GUILLERAULT |
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Après six ans de négociations
parfois âpres et de démarches administratives, le contrat
de rivière a été signé lundi à
la mairie de Bagnères-de-Bigorre par l'ensemble des collectivités
concernées, soit 22 communes menbres du syndicat mixte du haut
et moyen Adour. Le territoire couvert par le contrat de rivière
comprenant les communes riveraines de l'Adour mais aussi des ses affluents
comme l'Oussouet s'étend sur 400 km².
Les trois quarts du budget soit 13 millions d'euros seront consacrés
à l'assainissement collectif avec pour objectif de raccorder
85 % des logements.
C'est le premier document de ce type signé dans le département:
le contrat de rivière concernant l'Adour et ses affluents,
de ses sources à l'ombre du col du Tourmalet jusqu'aux portes
de Tarbes.
" Tout le monde était d'accord sur la finalité,
commente Jacques Brune, président du syndicat mixte porteur
du dossier. Les difficultés sont apparues essentiellement à
cause des enjeux économiques ( principalement l'éléctricité
hydraulique). Mais cela a eu le mérite d'aborder tous les problèmes
liés à l'Adour. "
Ce sont les sociétés de pêche qui, dès
1994, aiguillonnent les élus sur la sauvegarde d'un milieu
aquatique de premier ordre mais menacé de toutes parts.
Et avant tout par les rejets d'eaux usées non traitées.
Moins de 40 % des 50.000 habitants du bassin sont reliés à
une station d'épuration. Une situation qui évolue désormais
rapidement sous l'impulsion de ce contrat de rivière. Dix des
treize millions d'euros du budget seront consacrés à
l'assainissement. Les chantiers sont déjà en cours en
amont et en aval de Bagnères. Dans la ville thermale, il a
fallu revoir le réseau
Alors que l'usage était de regrouper eaux pluviales et eaux
usées dans le même réseau, la séparation
s'est révélée nécessaire pour le bon fonctionnement
de la future station d'épuration dont le feu vert a été
donné il y a quelques jours. L'objectif ambitieux est de relier
85 % de la population à un réseau d'assainissement collectif.
Pour les 2300 habitations individuelles restantes, la mise aux normes
de leur assainissement individuel devra être faite avant 2005.
Et c'est le syndicat de rivière qui devrait se charger, contre
redevance, du contrôle de la conformité puis régulièrement
de la qualité de l'eau rejetée.
Les trois millions d'euros restant seront répartis sur plusieurs
objectifs. Tout d'abord la restauration et l'entretien du lit, des
berges et des zones humides de l'Adour, tâches indispensables
pour la protection du milieu mais également pour lutter contre
les inondations.
La brigade verte, dont la création est aussi le fruit du contrat
de rivière, s'est déjà investie dans plusieurs
chantiers sur l'Adour ou sur l'Oussouet.
On tentera également de sauver ce qui peut l'être du
petit patrimoine lié à l'eau, lavoirs, fontaines, moulins...
Un autre objectif qui ne sera pas facile à atteindre est la
quête du chemin des Adours, celui qui permettait à tous
les usagers d'accéder aux torrents. Si certains tronçons
ont survécu comme en vallée de Lesponne, d'autres ont
disparu sous les champs de maïs.
" Au départ, nous nous en sommes inquiétés
pour pouvoir accéder aux berges pour l'entretien, poursuit
Jacques Brune. Puis nous nous sommes dits que cela pouvait constituer
un bel itinéraire de randonnée avec des haltes pique-nique
et découverte du patrimoine. "
Enfin, les pêcheurs attendent la poursuite des aménagements
réglementaires permettant la libre circulation des poissons.
Autant de dossiers que devra prendre à bras le corps le futur
animateur du contrat de rivière qui sera recruté dans
les prochaines semaines. Il a cinq ans pour atteindre ces objectifs. |
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LADET
accueille un nouveau membre
La Dépêche site internet : La
dépêche.com |
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Le 1er décembre,
pour son assemblée générale l'Association pour
le développement économique et touristique des Pyrénées
centrales (A.D.E.T.) qui regroupe les communes de Arbas, Arlos, Boutx-le-Mourtis,
Fos, Fougaron, Melles et Sengouagnet a accueilli une nouvelle commune
membre : Burgalays (Haute-Garonne). L'objectif de l'association et
de valoriser le développement économique de ces villages
et vallées à travers limage de lours et
de sa marque "Montagne sauvage, Pays de lours".
Déjà, des actions de labélisation de produits
ont été mises en place ainsi que la promotion de la
viande ovine du "Pays de lours", produite en
respect dune charte de qualité stricte.
A.D.E.T. tél. : 05.61.97.48.44.
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32
attaques d'ours en 2001
Le 29/11/2001 La Dépêche site internet : La
dépêche.com Patrick GUERRIER |
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Si
le vote du budget 2002 était à l'ordre du jour du conseil
d'administration du Parc national, hier, l'un des sujets sensibles
relatif à l'établissement public n'en demeure pas moins
la présence de l'ours sur la chaîne pyrénéenne.
Le compte- rendu d'activités présenté aux membres
du conseil d'administration, et donc aux élus, a ainsi permis
de retracer les actions imputées aux ours slovènes et
béarnais.
Lors d'un point presse, Christian Chatry, le directeur du Parc a indiqué
que 32 attaques avaient été recensées en 2001,
dont deux dans les Hautes-Pyrénées.
Le bilan se caractérise par une intensité de dégâts
relativement constante. Un bilan qui aurait pu être sensiblement
inférieur à celui de l'an dernier s'il n'y avait pas
eu deux attaques occasionnant un grand nombre de victimes. La première
à Sèques en vallée d'Ossau: 73 brebis s'étaient
précipitées du haut d'une falaise. La seconde à
Luz-Saint-Sauveur, avec 55 brebis, elles aussi tombées d'une
falaise, et une ou deux, consommées par l'ours. Le montant
des indemnités s'élèvent à 257.600 F /39.271
€ (200.000 F /30.490 € en 2000). Dont plus de 120.000 F
/18.294 € ont été nécessaires pour indemniser
ces deux attaques.
Point positif dans ce constat, les épisodes à répétition
connus l'an passé n'ont pas existé en 2001. Toutefois
les différentes études démontrent que le problème
de l'ours n'est pas à appréhender vallée par
vallée et encore moins département par département,
mais à l'échelle de la chaîne pyrénéenne.
Les onze ours recensés ne connaissent pas les frontières.
Le suivi de leur déplacement a permis de s'apercevoir que l'ours
a repris à peu près ses espaces du siècle dernier.
Le ministère a donc désigné le préfet
de région pour organiser la concertation avec tous les départements.
Quant à la polémique sur l'auteur de l'attaque de Luz,
un scénario a été avancé. Il pourrait
s'agir non pas de Néré, un ours slovène, mais
d'un jeune mâle béarnais comme l'indiquent les études
génétiques effectuées. Néré lui
aurait volé son territoire en vallée d'Ossau et le jeune
béarnais se serait alors mis en quête d'un nouveau terrain
de chasse.
Lors de ce conseil d'administration, le dernier pour Christian Chatry,
nommé directeur territorial pour le Sud-Ouest de l'ONF, on
a aussi beaucoup discuté de l'Espace parc et des zones périphériques.
" Nous entendons avoir des programmes d'actions entrant en
synergie avec le Parc national ", a indiqué Georges
Azavant, président du conseil d'administration, au nom des
élus des communes concernées. Des élus qui, souvent,
voient le Parc comme une entrave. Avec un montant de crédit
de 4 MF /609.796 € pour l'année (18 MF / 2.744.082 €
sur sept ans), le Parc peut en effet se positionner comme un soutien
aux collectivités locales. Georges Azavant y veillera. Même
s'il ne sait pas encore s'il se présentera lors du renouvellement
de la présidence en mars 2002. " C'est aux élus
de décider quel est leur meilleur candidat ". |
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Des
nouvelles des ours slovènes
Le 8/11/2001 |
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| Après un été
et un début d'automne au cours desquels leurs prédations
ont été limitées (30 brebis tuées au dessus
de Luz-Saint-Sauveur lors d'une panique) pour les ours des Pyrénées
centrales l'heure de l'hibernation approche. Deux d'entre eux, Boutxy
et Kouki, âgés de 4 ans, sont à l'est de l'Ariège
(vallée d'Orlu et Donezan), après avoir fait quelques
incursions dans les Pyrénées-Orientales. Caramelles,
une femelle de 4 ans, préfère le haut Couserans et le
Mont Valier. Peut-être est-elle accompagnée d'un ourson.
Le mâle Pyros,13 ans, se balade entre le Luchonnais, Barousse,
l'Aragon et le Val d'Aran. II a peut-être rencontré Ziva,
11 ans, fidèle au Val d'Aran depuis maintenant 3 ans. Là
encore, on ignore si un ourson la suit. Enfin l'autre jeune mâle,
Néré, à l'origine des dégâts dans
les Hautes-Pyrénées, a rejoint ses cousins, les ours
bruns de souche pyrénéenne, dans le Béam. |
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