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Mais les réactions allergiques peuvent être
plus étendues ou générales, et la gravité
des réactions croit avec l'accumulation du nombre de piqûres.
Les piqûres au visage ou dans la cavité buccale sont
plus dangereuses. Dans tous ces cas de réactions graves,
il ne faut pas tarder à consulter, en urgence, un médecin
qui fera une injection de corticoïdes et qui fera hospitaliser
en cas d'aggravation ou de gêne respiratoire. Les personnes
qui ont déjà eu des réactions sérieuses
risquent d'avoir des réactions encore plus graves lors de
piqûres ultérieures. Il leur est donc conseillé
d'emmener dans leur sac à dos une ampoule auto injectable
de corticoïdes et d'anti allergique.
Deux petits conseils : Porter des vêtements clairs et colorés
de préférence car elles ont tendance à attaquer
les formes sombres.
Eviter de porter des parfums floraux ou citronnés, car elles
sont sensibles aux odeurs.
Ce second conseil va à l'encontre de ce qui est conseillé
pour les moustiques. Il faudra donc vous adapter aux circonstances
locales!
Les tiques
Les tiques présentent un danger
certain pour le randonneur. Elles se nichent sur le sol ou dans
les arbres, et peuvent agresser l'homme lorsque celui-ci randonne
dans les forêts ou lorsqu'il bivouaque sur le sol. En se nourrissant
de sang humain, les femelles peuvent provoquer des maladies infectieuses
graves très fébriles, des encéphalites, des
méningites ou des atteintes neurologiques paralysantes. Les
randonneurs peuvent être piqués par des tiques dans
tous les sous-bois, notamment dans la partie orientale de la France.
La prévention est assez difficile. Mais il est recommandé
de se rendre dans un centre hospitalier en cas de paralysie même
incomplète, maux de tête très violents, perte
de conscience, fièvres élevées lorsque ces
signes apparaissent dans les jours qui suivent une randonnée,
et surtout si l'on a le souvenir d'avoir été piqué
douloureusement par un insecte.
Les puces
Parmi les insectes, les puces ont l'originalité
d'agresser l'homme à partir des animaux domestiques, comme
les chiens et les chats. La cohabitation avec des animaux non déparasités
peut amener l'homme à être piqué par des puces
qui peuvent transmettre des agents bactériens, et qui, le
plus souvent provoquent des irritations cutanées très
désagréables aux points de piqûres.
Les punaises
Lorsque le randonneur fait étape dans
un gîte ou un refuge, il peut être incommodé
par les punaises domestiques qui se développent dans les
literies. Elles sont brunes, de petite taille, se nourrissent de
sang et piquent la nuit de façon indolore. Elles peuvent
entraîner des réactions allergiques cutanées.
Les poux peuvent parasiter l'homme essentiellement au niveau des
cheveux ou des poils pubiens. La transmission se fait par les literies
ou par les échanges de vêtements, favorisée
par les mauvaises conditions d'hygiène individuelle et collective,
par la promiscuité et par le froid. Autant de situations
à éviter en rando, lors des étapes.
Ainsi, le randonneur a de multiples occasions
de subir l'appétit des insectes hématophages (suceurs
de sang), de jour ou de nuit, en marchant ou en se reposant.
Parfois les conséquences sont des affections graves dont
le traitement sera plus rapidement initié si le randonneur
sait indiquer à son médecin les circonstances des
randonnées récemment réalisées et la
possibilité de piqûres par insectes.
Reste maintenant à affronter les animaux de taille et dangerosité
plus importante comme les serpents. Ce sera le thème d'un
autre dossier.
Cet article n'a pas pour but de vous décourager d'entreprendre
des randos mais de vous informer sur ces petites tracasseries. La
présence des insectes est bien entendu variable en fonction
de la saison et de l'altitude.
Qui plus est il n'est pas nécessaire quelquefois d'aller
bien loin pour se retrouver confronter à ces insectes : chez
vous ou autour de votre maison il y en a sûrement !
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