" Nous pensions
qu'il s'était rendu en Espagne mais, la semaine dernière,
nous avons trouvé des traces de lui dans la vallée de
l'Hospice de France ", en Haute-Garonne, indique Pierre-Yves
Quenette, responsable de l'équipe technique ours à l'Office
national de la chasse et de la faune sauvage.
" Il semble qu'il soit resté actif cet hiver. Cela
n'est pas rare. Il arrive, en effet, que certains n'hibernent pas
tous les ans. Cela s'est produit pour Kouky , en 1999 (mâle
de 5 ans, fils de Ziva , qui vit en Ariège) ".
" Néré, le fils de Pyros et de Ziva, qui
a commis, en 2000, d'importants dégâts dans les troupeaux
de la vallée de Luz-Saint-Sauveur, se trouve toujours dans
le secteur de la vallée d'Ossau (Pyrénées-Atlantiques)
où il semble s'être établi ".
" Lorsqu'il a attaqué des troupeaux, il était
en période de dispersion. C'est-à-dire qu'il
venait de quitter son domaine maternel pour établir le sien
" précise Pierre-Yves Quenette. Une dispersion qui évite,
notamment, les accouplements cosanguins.
" Il n'est pas impossible qu'il revienne dans ce coin, même
s'il semble apprécier le secteur où il vit. Les plantigrades
mémorisent les lieux ". Pour l'heure, les spécialistes
du suivi de l'ours n'ont " pas trouvé d'indices permettant
de dire qu'il est sorti de son sommeil hivernal ".
Les dernières traces qu'il ait laissées date de novembre.
Elles ont été relevées en vallée d'Ossau.
Il pourrait chercher à s'accoupler avec Cannelle, la seule
femelle de tout le Béarn.
" Sur les onze ours que l'on dénombre dans toutes
les Pyrénées, il n'y a que trois ourses. Cannelle
et deux autres qui se promènent entre l'Ariège et
la Haute-Garonne. Il en faudrait au moins quatre ou cinq de plus
pour éviter que la population ne disparaisse. S'il arrivait
quelque chose à l'une de ces trois femelles, ce serait vraiment
catastrophique ", s'inquiète Pierre-Yves Quenette.
A ce jour, le programme de réintroduction est toujours suspendu.
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