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L'ours est un symbole du patrimoine naturel et culturel. Il en
est une image valorisante et originale. La cohabitation de l'homme
avec l'ours est non seulement possible mais, plus encore, elle est
un atout pour les Pyrénées centrales. C'est sous cet
angle que l'Association pour le développement économique
et touristique des Pyrénées centrales (Adet) a créé
les Automnales du pays de l'ours. Le pays de l'ours, un territoire
qui couvre trois départements (Ariège, Haute-Garonne
et une partie des Hautes-Pyrénées) et qui s'étend
des confins de l'Andorre (Mijanes, Quérigut) jusqu'à
la basse vallée du Louron (Arreau).
Bien qu'il prêche et qu'il milite pour la réintroduction
de l'ours, Alain Reynes, le président de l'Adet, précise
que sa démarche n'est pas à cataloguer comme une initiative
écologique ou naturaliste. " Au travers des Automnales
", précise Alain Reynes, " notre action se situe
au niveau du développement durable et constitue un programme
de valorisation des Pyrénées centrales ".
Créées pour faire rencontrer des professionnels et
les populations locales, les Automnales se sont déroulées
sur trois week-ends consécutifs, entre les 19 et 20 octobre,
à Massat, en Ariège; à Arbas, en Haute-Garonne,
les 26 et 27 octobre; à Nistos (65), les samedi 2 et dimanche
3 novembre. Elles ont pour ambitions et objectif de promouvoir le
riche patrimoine du territoire mais aussi les activités économiques
qui le valorisent: élevage, pastoralisme, tourisme, artisanat,
produit du terroir, activités de découverte de la
nature.
Le réseau des professionnels organisant les Automnales est
engagé dans une démarche de développement durable,
qui doit concilier environnement et développement économique,
social et culturel, garantie par une charte de qualité spécifique
à chaque secteur d'activité: tourisme (aubergistes,
accompagnateurs de montagne) artisanat d'art ou d'agriculture (pastoralisme,
apiculture, produits du terroir). Ils proposent ensemble des produits
de qualité, respectueux de l'environnement, des produits
citoyens. Ils s'engagent à respecter le patrimoine naturel
et reconnaissent dans la présence de l'ours une image valorisante
et originale pour le territoire.
Ce week-end, malgré une météo capricieuse,
le volet haut-pyrénéen des Automnales de Nistos a
accueilli plus de mille personnes. Au programme, la découverte
du milieu naturel, accompagnateurs de montagne, promenades équestres
en milieu naturel, projection de films sur la faune et la flore,
stand de l'équipe du suivi de l'ours, productions des artisans
et producteurs locaux de montagne et démonstration de leur
technique et savoir-faire, (fabrication des produits sur place),
projections de films et des expositions sur l'ours, conférences
des groupes folkloriques et, pour finir, un grand repas pyrénéen
avec, au menu, le broutard du pays de l'ours et des produits du
terroir.
Pour le président de l'Adet, compte tenu du succès
rencontré par cette première édition, le regard
est déjà tourné vers l'édition 2003
de ces Automnales du pays de l'ours.
François
Mitterrand lance un appel pour sauver la population d'ours des Pyrénées.
Une charte relative au
développement local et au renforcement de la population d'ours
est signée entre le ministère de l'Environnement et
l'Adet créée deux ans plus tôt.
Le partenariat
entre l'Adet, l'ONCF, l'ONF, Artus, la Diren et les fédérations
de chasse est formalisé. L'équipe du suivi de l'ours
est créée.
Ziva , une ourse
slovène de 7 ans et pesant 104 kg, est lâchée
prés de Melles (haute vallée de la Garonne).
C'est au tour
de l'ourse Melba d'être lâchée (5 ans, 98 kg).
Pyros, un mâle
de 2 ans, pesant 235 kg, s'élance vers la liberté.
Naissance des oursons
de Ziva (Néré et un second) et de Melba (Boutxy, Caramelles
et Medved).
Suite
à une charge d'intimidation, Melba est abattue par un chasseur.
Un ourson mâle,
fils de Caramelles, est retrouvé mort.
L'existence d'une portée
née en 2000 est confirmée. Il s'agit d'un mâle
et d'une femelle. Enfin, dernière révélation,
Ziva est observée pendant l'été avec un ourson
de l'année. Des traces relevées sur le terrain laissent
espérer qu'un deuxième petit la suivait. Le nombre
d'individus issus de la réintroduction s'élèverait
à neuf ou dix.
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