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Mardi, il est monté sur les premiers coteaux, au-dessus
de la rocade avec son chien, un dalmatien. " Sur le parcours,
je vois régulièrement des traces d'animaux, de chiens,
de biches. Mais là, je suis tombé sur des empreintes
énormes, qui suivaient le chemin. Elles paraissaient fraîches.
J'ai pensé à un ours, mais sans en être sûr.
Je n'avais pas peur. J'étais, simplement, prudent. "
Scoubidou ", mon chien n'était pas craintif. J'ai continué
à avancer sur le chemin en me disant que je risquais de tomber
sur l'animal ".
En fait, c'est Jean-Michel Desbiaux, vice-président de la
société de chasse que rencontre le boulanger de Miramont.
Il travaille à la cabane de la société en compagnie
de deux autres chasseurs, Christian Delon et Jacques Sénac.
Frédéric Labarta les invite à venir voir les
traces.
Jacques Sénac témoigne : " Quand j'ai vu les
marques, sur le sol, j'ai eu la chair de poule. Elles font 20 centimètres
d'un côté et 17 jusqu'aux griffes. On pense que c'est
un jeune
mâle ".
Aussitôt les chasseurs alertent le maire, Marcel Soula et
l'Office nationale de la chasse et de la forêt. Pierre-Yves
Quenette, biologiste, responsable de l'équipe " technique
ours " sait qu'un animal patrouille dans le secteur. Une
observation visuelle a été effectuée, dans
la nuit de dimanche à lundi, à minuit, sur le CD 5
entre Miramont-de-Comminges et Aspet. L'ours traversait la chaussée.
Lundi, des prospections ont été effectuées,
mais aucune trace n'a été relevée.
Ce mardi, l'équipe s'est rendue sur les lieux où
ont été découvertes les empreintes. Elle a
constaté que deux ruches avaient été détériorées
non loin de là : la signature de l'ours. Un relevé
d'empreintes est effectué qui confirme le passage de l'animal.
Pour le spécialiste " il n'y a aucune certitude
quant à l'identité du quadrupède. Son déplacement
correspond à celui d'un jeune mâle. On a récupéré
quelques poiles que nous allons faire analyser ".
Pierre-Yves Quenette poursuit : " On peut penser qu'il
s'agit d'un ours né en Espagne, de la deuxième génération,
qui s'émancipe. Il doit être âgé d'environ
deux ans. Il cherche son territoire. Il est venu buter au bout des
collines du piémont. Comme il n'est pas équipé
de collier, il est très difficile de savoir où il
se trouve ".
Mais, le biologiste reconnaît que la présence d'un
tel animal, aussi bas, entre 300 et 500 mètres d'altitude
et aussi près d'une grande ville est " tout à
fait exceptionnelle ".
Ce qui fait dire au maire, Marcel Soula : " On reçoit
tous les Miramont de France, le 8 juin. On avait prévu une
sortie dans le bois. On restera en bas ".
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