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Figures pyrénéennes
Ramond de Carbonnières Louis François Elisabeth (1755-1827)

Portrait de personnages qui ont marqué les Pyrénées. Par leurs exploits sportifs, par leurs découvertes, par leurs récits ils ont contribué à l'histoire des Pyrénées. Cette liste n'est qu'une selection de personnalités ayant rapport au pyrénéisme et à ce qui s'en rapproche.

Louis Ramond, né le 4 janvier 1755, est le fils de Pierre-Bernard Ramond (1715-1796), trésorier de guerre, et de Reine-Rosalie Eisentraut (1732-1762). Il est considéré comme l'un des premiers explorateurs de la haute montagne pyrénéenne pouvant être qualifié de pyrénéiste.

Il commença à étudier le droit à l’université de Strasbourg en 1775 et devint avocat en février 1777. Il se lia d’amité avec un autre étudiant, Jakob Michael Reinhold Lenz (1751-1792), écrivain du courant Sturm und Drang. Ramond découvrit alors la littérature romantique allemande et notamment les Souffrances du jeune Werther de Goethe (1749-1832), ce qui le décida à se lancer dans l’écriture. Il publia en 1777 Les Dernières aventures du jeune d’Olban.

Ramond entreprit, en mai 1777, un voyage en Suisse. Il y rencontra des écrivains et des poètes, mais aussi des savants : le théologien Johann Kaspar Lavater (1741-1801), les zoologistes Albrecht von Haller (1708-1777) et Charles Bonnet (1720-1793) ; il retrouva aussi son ami Lenz. Les deux hommes partagèrent une expérience extatique en contemplant la vallée du Rhin. Ramond se prit de passion pour la haute montagne. Quelques jours plus tard, Lenz vécut sa première crise de démence. En 1778, il fit paraître les Élégies, empreintes de son amour pour la nature. Des extraits en furent publiés la même année dans le Journal des Dames de Claude-Joseph Dorat (1734-1780).

En 1779, Ramond et son père s’installèrent à Paris. En 1780, Louis publia La Guerre d’Alsace pendant le Grand Schisme d’Occident, épopée romantique et historique. Mais la capitale n’était pas encore sensible au romantisme venu d’Allemagne et il ne rencontra pas l’accueil qu’il espérait.

Il quitta alors Paris et retourna à Strasbourg, où il se mit au service du cardinal de Louis René Édouard de Rohan (1734-1803), prince de Rohan et cardinal-archevêque de Strasbourg, célèbre pour avoir pris part à l’affaire du collier de la reine. Auprès du prince, Ramond voyagea beaucoup et rencontra de nombreuses personnalités. Le cardinal fut envoyé en exil à La Chaise-Dieu en juin 1786. Il partit en Auvergne accompagné par son fidèle secrétaire. Ramond découvrit la flore de cette région. Le cardinal souhaitait aller dans une ville thermale dans les Pyrénées et Ramond partit en éclaireur. Les deux hommes passèrent l’été et l’automne 1787 à Barèges. Afin de mieux connaître la formation géologique de cette montagne, qui faisait alors l’objet de controverses alimentées notamment par la théorie de Déodat Gratet de Dolomieu (1750-1801), et de savoir si elle était granitique, comme les Alpes, ou calcaire, comme les montagnes que l'on croyait plus anciennes, Ramond commença à explorer ce massif. Il parcourut les zones les plus hautes de Gavarnie à la Maladetta.

Ramond quitta le cardinal en décembre 1788, lorsque celui-ci fut autorisé à revenir à Strasbourg. Il s’installa à Paris et fit paraître en 1789 ses premières Observations faites dans les Pyrénées, pour servir de suite à des observations sur les Alpes. Pour se perfectionner en histoire naturelle, il suivit alors les cours de Jussieu (1748-1836) et René Desfontaines (1780-1831) au Jardin du Roi.

Il se lança également dans la politique et fut élu en septembre 1791 député de Paris. Il appartenait au club des Feuillants. Il défendit en 1792 les prêtres réfractaires dont la déportation avait été votée. Ramond soutint passionnément l’action de La Fayette, qui tentait d’apaiser les ardeurs des jacobins. Menacé, il préféra fuir Paris en août et se réfugia dans les Pyrénées. Surveillé et considéré comme suspect, il s'installa à Barèges, où il multiplia les herborisations et les observations géologiques. Il fut arrêté en 1794 et accusé d’être un ennemi de la Révolution. Emprisonné à Tarbes pendant sept mois, il échappa de peu à la guillotine.

Il se consacra alors exclusivement à l’histoire naturelle. Il correspondit avec Philippe Picot de Lapeyrouse (1744-1818) et divers botanistes dont René Desfontaines, Jean Thore (1762-1823) et Dominique Villars (1745-1814).

À partir de 1796, il enseigna, comme professeur d'histoire naturelle, à la nouvelle École centrale de Tarbes[2]. Ses cours rencontrèrent immédiatement un grand succès. Devenu un spécialiste en botanique et géologie des Pyrénées centrales, il put enfin, en 1797, mener à bien un projet qui l’habitait depuis longtemps : atteindre le sommet du Mont Perdu (3 355 mètres) pour trancher la controverse qui l'opposait à Dolomieu et Lapeyrouse sur l'âge primitif des calcaires de la chaîne centrale.

L’expédition, qui comprenait une quinzaine de personnes, dont Picot de Lapeyrouse et plusieurs de ses élèves, trouva de nombreux fossiles, mais n’atteignit pas le sommet. Le récit de l'ascension parut en 1797 sous le titre de Voyage au Mont-Perdu et dans la partie adjacente des Hautes-Pyrénées. Le 7 septembre de la même année, toujours accompagné de ses élèves dont Charles-François Brisseau de Mirbel (1776-1854), Ramond de Carbonnières mena une seconde tentative. L'administrateur et forestier Étienne-François Dralet (1760-1844) participa aussi à cette ascension. Mais ce n’est qu’en 1802 qu’il atteignit enfin le sommet. Ramond relata son expédition dans le Journal de Mines (en thermidor an XI), ce qui lui valut une reconnaissance certaine des savants de son époque. Il correspondait notamment avec René Just Haüy (1743-1822), Alexandre Brongniart (1770-1847), Boudon de Saint-Amans (1748-1831). Il devint membre de l’Académie des Sciences en janvier 1802.

Après le fermeture de l'École centrale de Tarbes, en 1800, il revint à Paris en tant que membre du Conseil constitutionnel.

De 1800 à 1806, il siègea à l’Assemblée et participa aux travaux de la Société des observateurs de l'homme. En 1805, il avait épousé Bonne-Olympe, veuve du général Louis-Nicolas Chérin, la fille de son ami Bon-Joseph Dacier (1742-1833).

Ami de Napoléon, il fut nommé vice-président du Corps législatif, puis en 1806, préfet du Puy-de-Dôme. Il passa plus de temps à herboriser ou à faire des relevés météorologiques qu’à s’occuper d’administration. Ce qui ne l’empêcha pas d’être fait baron d'Empire en décembre 1809.

Il fit paraître en 1815 Nivellement des Monts Dores et des Monts Dômes disposé par ordre de terrains. La même année, il fut élu député du Puy-de-Dôme. En 1818, il fut nommé au Conseil d'État et ne quitta plus la capitale que pour se rendre en Auvergne. En 1821, il passa l’été en Auvergne avec René Desfontaines et deux jeunes naturalistes Victor Jacquemont (1801-1832) et le comte Hippolyte Jaubert (1798-1874). Il publia enfin, en 1825, Sur l’état de la végétation au sommet du Pic du Midi.

Il meurt à Paris le 14 mai 1827. Il est enterré au cimetière de Montmartre.


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 [L'OURS DANS LES PYRÉNÉES]

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 [PIC DU MIDI DE BIGORRE]

Le 15 décembre 1957 [L'émetteur du Pic du Midi était mis en service sur un simple coup de fil du secrétaire d'État à l'information passé depuis le salon de la radio et de la télévision de Toulouse]
Le soleil dans l'œil de Climso [Dimanche 9 septembre, l'observatoire du pic du Midi a vu l'inauguration de Climso, un coronographe ultra-perfectionné]
  Un bilan satisfaisant
Le budget total du Syndicat mixte s'est élevé, en 2006, à 4. 753. 904 € (identique à 2005). Le chiffre d'affaires de la billetterie, du restaurant et de la boutique est de 2.826.388 € en 2006, en croissance régulière depuis l'ouverture (+ 4,6 % par rapport à 2005)
Science et industrie s'observent au pic [Le site a été choisi pour abriter une manifestation rassemblant des scientifiques, des industriels et des élus autour d'une rencontre baptisée Les Tic au pic (Technologies de l'Information et de la Communication). Le thème choisi pour cette première édition est l'imagerie numérique, ce procédé étant utilisée à l'observatoire...]

 [FIGURES PYRÉNÉENNES]

Jean Arlaud 1896-1938 [Lire le portrait]
  Georges Ledormeur 1867 - 1952
Né à Rouen le 12 Septembre 1867, cadet d'une famille de quatre enfants. Il quitte à 13 ans l'école pour devenir apprenti graveur-lithographe. En 1875, la famille part s'installer à La Flèche (Sarthe) puis à Bordeaux (Gironde). Il développe le goût pour la marche et les efforts physiques avec ses frères d'armes à l'armée. Il travaille dix ans à la bourse de Bordeaux et montre un goût prononcé pour le dessin et la copie...
Henry Russell 1834-1909 [Lire le portrait]
Franz Schrader 1844 - 1924 [Lire le portrait]
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