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Qui n'a pas entendu parler dans un cours de géographie du
Vignemale et de ses 3298 m?
Eh, bien voici matérialisé par une image ce souvenir
de votre adolescence.
L'accès au sommet se fait au prix d'une petite escalade peu
technique d'une bonne centaine de mètre.
La voie dite normale passe par la langue de neige dans la partie
ocre de la roche pour déboucher sur la crête. Attention
au chutes de pierres si des personnes vous précèdent
ou vous succèdent.
Autre solution remonter sur la gauche le couloir enneigé
pour prendre pied sur la crête. On remonte ensuite vers le
sommet, mais un cours passage (barre de roche grise) peut nécessiter
une corde d'assurance.
La septième grotte (au septième ciel?) aménagée
par Henry Russell est bien visible sous la forme d'un point noir
environ 20 m sous le sommet.
La grotte du Paradis, c'est son nom, était le lieu ultime
de "villégiature" du comte entre ciel et
terre. Il aimait y venir pendant les orages, et aussi pour entendre
craquer son glacier.
On pouvait, à cette époque parler en effet de "son"
glacier car en récompense du creusement d'une série
de grottes qu'il fit réaliser antérieurement, Russell
obtint en 1889, sous couvert d'une emphytéose, le droit de
régner sur ce sommet prestigieux et sur les deux cents hectares
l'entourant pour une période de 100 ans. Bien que largement
virtuel, ce droit était assurément spectaculaire et
constitue un cas très rare à souligner.
Un article dans Pyrénées Team section "figures
des Pyrénées" vous parle de Russell.
Enfin des livres sur le Vignemale sont disponibles en librairie
pour ceux qui veulent en savoir plus.
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