Sommet prestigieux et quasi mythique, riche
en histoire, c'est le plus haut pic des Pyrénées françaises
qui plus est rehaussé d'un glacier.
Un lieu magique à visiter absolument en prenant les précautions
décrites dans notre guide et ce dès le mois de juillet.
Situation : département
des Hautes-Pyrénées, près
de Gavarnie. Histoire :
première du sommet le 2 août 1792 par des bergers
travaillant sous les ordres de Louis-Phillippe Reinhart Junker,
en charge d'établir la frontière et la hauteur
des sommets. Puis le guide Henri Cazaux et son beau frère
Bernard Guillambet le 8 octobre 1837. Ann Lister avec l'aide
des guide Cazaux, Charles et Sajous, est la première
femme à atteindre le sommet le 7 août 1838.
0H00 Passer tout près du barrage
d'Ossoue en suivant le GR 10. On reste sur la droite du lac sur un
chemin quasiment plat. Après avoir dépassé le
lac on longe le ruisseau des Oulettes d'Ossoue (ce qui veut dire bassin).
Franchir le torrent (1866 m) d'abord sur des rochers puis avec une
passerelle pour passer sur la rive droite. La montée va pouvoir
vraiment commencer.
Continuer au Nord-Ouest à flanc de montagne. On aperçoit
la cascade d'Ossoue en contrebas.
Le sentier descend l'espace de quelques mètres dans un ravin
(névé du Pont de Neige à traverser) puis il repart
en montant en lacets vers le Nord. On rejoint un étranglement
que l'on passe en corniche (assez étroite) pour rejoindre un
ruisseau à traverser vers 2200 m.
1H15 Le sentier est toujours bien
tracé alors que l'on arrive dans la zone du barranco d'Ossoue.
C'est à nouveau une succession de lacets qui nous entraîne
toujours plus haut.
2H00 Vers 2400 m on atteint les
grottes Bellevue (recouverte de neige en juin). Poursuivre tout droit
en amont.
2H15 On arrive à une bifurcation
à 2550 m. Pour aller dormir à Baysselance on reste à
droite direction Nord-est. On monte quelques lacets pour passer la
crête du petit Vignemale. On gravit ensuite les derniers mètres
du mamelon sur lequel se trouve le refuge (2h30).
Le lendemain on descend le chemin en sens inverse pour retrouver cette
bifurcation marquée d'une croix rouge et blanche.
3H00 On traverse des éboulis
et des névés pour revenir progressivement vers la base
du glacier à environ 2650 m. C'est à dire qu'il faut
se rapprocher de son angle oriental sous l'arête Nord du Montferrat.
Pensez à vous encorder à prendre le piolet à
la main et à chausser vos crampons, c'est une règle
élémentaire de sécurité pour la progression
sur le glacier.
3H30 La pente est assez redressée
au départ et on doit partir en traversée ascendante
vers la droite (Ouest-Sud-Ouest).
L'inclinaison diminue considérablement au fur et à mesure
que la pique Longue apparaît. On se dirige vers le piton Carré
et les falaises du côté droit. On passe près du
couloir de Gaube et la pente est à nouveau plus accentuée
alors que l'on approche de la base du versant Sud de la pique Longue.
4H30 Quittez vos crampons et en
avant pour l'escalade sur les schistes de la paroi. Attention aux
risques d'éboulement. On trouve toujours un endroit pour poser
les pieds même si peu après le départ, l'escalade
est légèrement plus difficile.
Enfin, plus ou moins près du sommet on pose les pieds sur la
crête terminale.
5H00 Gagner la cime sans problème.
Le retour se fait par le même itinéraire, excepté
que nous vous conseillons d'aller visiter le Cerbillona et le pic
Central (très facile) avant de replonger vers le glacier sous
le Montferrat.