Sitôt demandé... Et comme il ne fait pas chaud ce matin même en Charente Maritime.
Etape 76: panneau à 1164 m au col d'Elhursaro
Lundi 28 avril 2025
Je suis arrivé la veille: Saint Jean Pied de Port, D428 direction col d'Arnostéguy. Brouillard, je m'arrête au parking de la vierge d'Orisson pour la nuit.
Au matin, c'est clair, je m'empresse d'aller voir la vierge qui aurait besoin d'un lifting.
Je vais au col d'Arnostéguy en voiture.
AR:
Je démarre à 7 h 10, fait pas trop froid, 7 °C et pas de vent. J'aurai une météo parfaite toute la journée. Par contre, c'est très humide, ça glisse.

GR 12 sur la pancarte (sur la carte espagnole: GR 65; sur la française: GR 11), pas bien clair...
LE GR est bien balisé.

Etzangio:


Ici, les taupes ont bu de la potion magique.




Panneau 1164 m atteint à 9 h 15.
Traversée:
Maintenant, c'est descente en hors sentier vers la grotte d'Harpea. Eyra avait indiqué que ça passait. Encore faut-il savoir par où! Rive droite, rive gauche?
Je commence rive gauche puis après une pente bien boueuse je passe rive droite de ce gros ruisseau espagnol qui finit en France en s'appelant Harpeko Erreka.
De l'herbe, un peu pentu mais ça ne glisse plus.
A l'approche de parois rocheuses, je descends au ruisseau et repasse rive gauche.
Une sente glissante 20 ou 30 m au-dessus du ruisseau.
On en reparle de la ligne de partage des eaux et du traité ?
J'arrive à la grotte d'Harpea à 10 h 15.
Je prends la route jusqu'au col d'Organbide.
Magnifique. Je sais que certains montent direct au dessus de la grotte.
Je n'ai pas trafiqué les couleurs!
En bas, petit hameau où se niche l'hôtel des sources de la Nive:
Hôtel familial, je veux dire tenu par toute la famille, plusieurs générations. On y était passé avec nounoursonne. L'éclairage dans la chambre était blafard (prévoir ses ampoules!). On mange très (trop) bien, l'entrée, omelette aux cèpes ramassés le matin aurait pu suffire pour le repas. D'ailleurs le lendemain, j'ai eu un problème avec un doigt de pied (ceux qui prennent de la colchicine comprendront), WE tronqué avec retour précipité à la maison.
Au col dOrganbide:
Une piste espagnole, un chemin qui monte, je termine dans les broussailles avant les cabanes de Leizehandi. Casse-croute.
Ensuite, j'essaie de suivre la frontière plus ou moins (ligne droite sur la carte), ce n'est pas une ligne de crête, pas de chemin visible.
Urkulu et sa tour à 13 h, puis pause thé à la voiture.
La voiture et la suite de la balade sur le chemin qui monte en face:
Trois gros 4*4 dévalent la piste que je prendrai ensuite. Ils se garent évidemment à coté de ma bagnole.

Hollandais , sur leurs tracteurs, c'est marqué: Transpyrénéenne: 15 avril- 2 mai 2025. Mouais, je n'ai pas la même conception de la traversée des Pyrénées .Ils bouffent des sandwichs (même pas de popote dans leurs camions), ne regardent jamais le paysage, une fille tente de me parler anglais

et repartent vite.
Moi aussi, je repars moins bruyamment en suivant le GR qui va au col de Bentarte.
Je me retrouve sur une sente au-dessus du chemin de Compostelle. Y'a du monde! Du monde qui ne sait pas toujours dire bonjour, je ne dois pas avoir une tête de bon chrétien. A leur décharge, il y a beaucoup d'étrangers, quoique on peut toujours faire un signe ou un grognement!
Un mec embourbé avec sa moto, je rigole. Mais pourquoi cette piste, avec tous ces piétons, est-elle ouverte aux véhicules?
J'arrive sur la route que je poursuis jusqu'à l'intersection D428-D128 au col d'Elhursaro, il est 15 h.
AR:
Retour à la voiture à 16 h 10 avec une bonne pause à mi parcours pour soulager les pieds.

Je dormirai le soir sur cette route un peu avant le col d'Elhursaro.
