J13 : lundi 20 juillet 2026 : pont d’Estaubé – lac de Cap de Long
Distance : 25,5 km D+ : 1930 m D- : 1470 m
https://www.openrunner.com/route-details/23959624
Aujourd’hui, je vais peut-être assouvir un fantasme vieux de 35 ans, depuis ma première rando dans les Pyrénées à la Carança : mettre enfin un pied dans la réserve naturelle du Néouvielle. Eh oui, je suis honteux, mais je n’y suis toujours pas allé ; je l’ai approché, même frôlé mais elle s’est toujours refusée à moi ! Alors aujourd’hui je prends mon courage à deux mains … ou plutôt à deux pieds et cap au nord-est. Le problème, c’est qu’il y a un bon bout de chemin pour la rejoindre cette terre promise…
Je quitte mon lieu enchanteur d’Estaubé à l’aube
Et je me dirige vers les Gloriettes
A la passerelle, je prends à droite et laisse le lac encore endormi… des innombrables voitures qui vont arriver dans la matinée
Ca monte fort un peu et ça monte tranquillement beaucoup. Ouh là, la syntaxe est en vacances
Gèdre et Gèdre-dessus sont bien en-dessous de moi
Je me dirige vers le cirque de Troumouse en essayant d’aller au plus court
Car je n’ai pas envie de passer de l’auberge du Maillet pour voir plein de touristes
Une sente d’animaux à flanc m’amène dans la bonne direction
Mais je n’aurai d’autres possibilités que de descendre en face pour rejoindre un des lacets de la route
Avec plus d’énergie et de connaissances, j’aurais bien voulu passer par le soum de Port-Bieil hier,
y bivouaquer et redescendre ce matin par le vallon du grand Gabiédou
Mon raccourci ne m’a pas fait gagner grand chose finalement
Coucou ami solitaire !
Je me frotte les yeux quand j’aperçois un tracteur avec des wagons qui descend la route.
Oui, je sais, faut penser aux gens qui ont des difficultés à se déplacer, toussa…
Je remercie le bon Dieu de m’avoir donner des jambes valides. Et que ça dure le plus longtemps possible !
J’espère que la vierge de Troumouse fera passer mon message
Ce panneau répond à une de mes vieilles interrogations…
J’avais bivouaqué ici quelques jours à l’été 2007 mais, vu le nombre de tentes et la nuisance occasionnée, je savais que ça ne durerait pas
Par contre, je ne comprends pas pourquoi quelques voitures ont pu monter jusque ici, sachant qu’il y a un train depuis le Maillet. A moins que ca soit comme pour les Bouillouses, on peut passer très tôt le matin ou très tard le soir. En tous cas, il y a plein de monde partout…
Malgré ça, ce site reste magnifique
Arrivé à la cabane des Aires, il y a beaucoup beaucoup moins de monde
Deux objectifs, l’immense Tuc de l’Escaurède (à gauche juste devant) puis le col de la Sède (en haut à droite)
J’ai toujours eu une admiration pour le Gerbats, il a vraiment beaucoup d’allure, d’où qu’on le voit
Le tuc de l’Escaurède gravi (un deux-mille-je-sais-plus-combien), ouf, toute la pression redescend. Oui, j’aime beaucoup te taquiner Dino
Les très moches lacets de la route
La montée du col de la Sède est cool au début
mais ça devient vite abrupt
Ce col est un bon raccourci pour rejoindre la hourquette d’Héas en face
Je l’avais déjà emprunté pour faire le pic de la Géla et filer vers Barroude par Chermentas
La longue enfilade du cirque de Troumouse
Trop de gueule ce Gerbats
Le soum des Salettes n’est pas mal non plus
Il faut traverser en dévers
Pour arriver tranquillement à la hourquette
La réserve du Néouvielle s’approche, yes !
Je crois que je suis amoureux du Gerbats. Je me restaure en l’admirant
Tout au fond, Cylindre, Marboré, brèche, Sarradets, Vignemale de gauche à droite
Je laisse Chermentas à ma droite
Pour aller vers le Campbieil
Au bas du port de Campbieil, je suis complètement à sec. Je rencontre à ce moment-là une randonneuse qui me propose gentiment quelques décilitres, que je refuserai poliment car je ne veux pas la mettre dans le pétrin à son tour. Elle me dit alors qu’elle a de toutes façons un filtre, et qu’elle peut me le vendre pour 10 € si j’en ai besoin. Mais …. je n’ai pas besoin de filtre, je bois n’importe quelle eau, mais où elle est cette eau ???
J’entendrai sur ma gauche quelques tintements, et qui dit moutons, dit ruisseau car ils sont loin d’être idiots ces animaux. Bingo !! Je trouve très vite de l’eau bénite qui descend du soum des Salettes, le seul ruisseau à quelques km à la ronde, ouf… (à gauche de la photo ci-dessous contre la paroi, ça peut servir. J’avais aussi repéré le névé mais c’est quand même moins pratique)
Bien réhydraté, je remonte sans souci au port de Campbieil
Vu l’heure tardive, je me suis fait à l’idée que je ne pourrai pas fouler la Réserve du Néouvielle aujourd’hui, mais je veux absolument m’en approcher. Par le Lenquo de Capo ? la crête est peut être impossible pour moi après… Je vise alors la petite arête dans le vallon en face sans savoir ce que j’y trouverai derrière. Le dévers jusque là est très malcommode
Cool, ça a l’air de passer tranquille derrière. Mais je peux vous assurer que la deuxième photo écrase la pente car c’est bien bien raide. Et bien croulant,et sans le moindre sentier
Je traverse la partie grise lunaire en marchant sur des œufs et je bifurque à droite en espérant trouver au-dessus la hourquette de Badet
Ca reste toujours bien raide
Quand ça s’aplanit enfin, je rencontre Shaun le mouton et un de ses potes. Qu’est-ce que vous faites là tous les deux ?
J’arrive bien à la hourquette désiré. Le pic Long est sur son trône
J’aurais pu faire le Campbieil mais bon, je reviendrai bien un jour pour le faire avec ses voisins, et là il est un peu tard
Le gourg de Cap de Long
Je le contourne par la droite et rencontre encore une dizaine d’ovins. Mais elle est où votre maison ?
Et puis il n’y a que des cailloux à manger ici
Ca y est, la Réserve arrive, plus qu’une ligne de crête
Estaragne et Alharisses à droite
J’en ai plein les pattes. C’est décidé, dès que je trouve du plat, je stoppe. Sauf qu’il n’y a rien de plat ici
Jolies couleurs
Je m’approche de Cap de Long, mais toujours rien de plat
Enfin, la seule banquette avant le lac
Avec de l’eau en abondance
On n’est pas bien là ? La barbe a poussé depuis 13 jours …
