Houla, dalmatien s'est levé tôt ce matin!
nétarion, la plus belle vallée des Pyrénées, c'est subjectif et... discutable.
La vallée de Pouey Trémous me donne l'envie de revenir. Comme je l'ai indiqué, je n'ai pas vu de trace de bétail, j'ai mal regardé ou aucune vache et brebis n'y monte ?
Etape 59 : col d'Arratille au refugio de Bachimana
samedi 16 et dimanche 17 aout 2025
J'ai passé le col du Pourtalet la veille, un monde dans la montée, absolument plus aucun espace pour se garer!
Philrando m'avait ici même indiqué un coin pour la nuit: une piste au sud de Lanuza qui va à Panticosa. Merci bien pour ce tuyau, l'endroit est impeccable!
J'arrive aux Banos de Panticosa à 6 h 30, parking bondé, j'ai du mal à trouver une place. Le parking est squatté par beaucoup de camping-car et de vans; et pourtant il est interdit d'y passer la nuit. Les abords doivent être des toilettes géantes!
AR: Départ à 6 h 40, 14 °C
GR11 vers l'est, ça monte doucement sur un bon sentier.

Je suis suivi à quelques minutes près par un dinosaure, mais ça je le saurai plus tard.

La conduite venant de l'Embalse de Brazato:


J'arrive au lac de Brazato à 8 h 40:

Ibón Inférior de Brazato:

Peu de monde jusqu'à présent, trois gars m'ont doublé (pft des gamins), une fille au gros sac est derrière moi. Il est vrai qu'il est encore tôt pour les espagnols.


Petit col à 2502 et vue sur l'Ibón Perforao:

A côté, l'Ibones Altos de Brazato:

J'arrive au Puerto Viejo de Brazato à 9 h 20.


De jolis lacs en dessous, les Ibones de los Batanes, je m'arrête au premier à une source, la fille me dépasse.

Je la redépasse au deuxième lac:

Il y a maintenant un peu de monde qui monte, le lac inférieur:



Je descends jusqu'à 1100 m, prends une sente légèrement ascendante. Il faut redescendre un peu pour éviter un pierrier. J'arrive au ruisseau provenant de l'Ibón Bajo de Batanes et le remonte. L'idée est de bivouaquer à ce lac et donc d'y déposer les affaires avant d'aller au col d'Arratille.


Lac, casse-croute et je cherche un endroit plat pour la tente. Pas évident, une seule petite zone sur la bosse à 2284 m. Ok, je laisse les affaires de bivouac, je verrai au retour si je trouve un coin plus près de l'eau.

Direction col d'Arratille un peu par un chemin au début puis en hors sentier ensuite. Ca grimpe bien à la fin, des marmottes, je commence à peiner. Heureusement que je n'ai pas à passer le col de Letrero ce soir!



Col d'Arratille à 13 h 25, le lac est toujours là;

Col des Mulets:
Traversée:
Retour à l'Ibón Bajo de Batanes. Un endroit plat au point 2271 mais plein de bouses. Je fais le tour du lac, un autre coin mais humide. Bon, photos!
Je rejoins par conséquent ma bosse et mes affaires de bivouac. Il est 14 h 30. J'hésite à monter au lac Alto au-dessus, une centaine de mètres. Je verrai le lendemain que j'ai bien fait de rester au Bajo.
A 19 h 30, je vois deux personnes monter, courageux!
Bivouac impeccable, c'est bien plat, température douce et pas de vent de toute la nuit.
Face au Vignemale:
Dimanche, départ à 7 h 15, il fait déjà chaud.
Montée à l'Ibón Alto de Batanes. Il y a deux tentes vachement inclinées, moi je ne peux pas passer une nuit en pente comme ça.
Je fais le tour du lac.
J'ai bien la trace sur la carte Alpina qui monte au col de Letrero mais je ne vois aucune sente, aucun cairn. Il y a bien un bout de sente plus haut mais qui ne semble pas correspondre au tracé. Et le couloir me parait bien raidasse. Bref, je prends une pente herbeuse vers le sud ouest puis arrive dans un chaos rocheux. Le col, je suppose le Cuello de Los Batanes:
Je vire maintenant vers le nord, ça monte assez bien mi herbe, mi caillou.
Lever du soleil, bizarre il est rouge. Je saurai ensuite que cette couleur ainsi que le voile en altitude sont dus aux fumées des feux portugais et espagnols.
Un peu de sente, quelques cairns, j'arrive au col de Letrero à 8 h 45.
Bon, de la descente maintenant. Que je croyais! Mais les contournements des lacs réservent leurs lots de montées.
Ibó Alto de Gramatuero, très long pour arriver au bout.
Je croise deux espagnols qui me demandent dans un français impeccable si je connais le sommet au-dessus, El Penon o Pico Serrato.
Le refuge de Bramatuero, refuge étant un mauvais terme, c'est fermé à clef. Trois compatriotes, on se demande pourquoi le ciel est voilé, la météo avait prévue du beau.
Descente sympa jusqu'à l'Ibón de Gramatuero Bajo, ça passe plus rapidement que le précédent.
Cuello del Infierno au centre, prochaine étape:
Arrivée à l'Ibón de Bachimana Superior, je le contourne par la rive gauche certainement moins aisée que rive droite.
Refugio Bachimana Alto, à l'intérieur, c'est la misère.
Petit chemin ensuite, je le perds à un moment, obligé de remonter vingt mètres dans une forte pente.
Passage câblé:
Au barrage:
J'arrive au refuge à 12 h 40. Et la foule ! Depuis mon départ, je n'ai pas vu énormément de monde, c'était cool. Mais maintenant, ça va changer!
Juste en dessous du refuge, GR11, fin de l'étape.
AR:
Descente assez pénible aux Bains de Panticosa: la foule bien sûr mais surtout un chemin avec des cailloux, que des cailloux et des marches. Le genre où les genoux des sexagénaires (et plus) n'apprécient pas.
Une jolie descente toutefois, de jolies cascades.



J'arrive à la voiture à 14 h.
Le retour dans le Biros sera épique: moteur en surchauffe, je mettrai près de 12 h pour rentrer. Et la voiture bloquée 4 semaines chez Renault à Saint Girons pour une simple pompe à eau!
AR: 1440
Traversée: 610