Salut à toustes,
Comme toujours, un petit CR de ma rando pour vous remercier de vos conseils.
Je commence par le bivouac de juin, mais je fais court. Les lacs d'Anayet au départ de Formigal.
Le point de départ est en effet très facile à trouver. Les premiers pas manquent pas mal de charme, sur les pistes de Formigal, mais le reste du parcours est très agréable.
L'arrivée sur les lacs d’Anayet est à couper le souffle et l'ensemble de la rando est très accessible au groupe qui m'accompagne : 5 ados de 13 ans et quelques adultes pas tous très sportifs... Peut être trop accessible, parce qu'à partir de 18-19h, c’est la cohue près des lacs. On finit à une cinquantaine, des espagnols en grande majorité, venus bivouaquer là et faire la fête. Pas vraiment l'idée que je me faisais d’un bivouac!
Mais, le coin est vraiment superbe. Le point vue inédit sur l’Ossau est dingue. La montée au Vertice ensuite se fait très bien. Très chouette vue encore. On a bien profité malgré l'affluence. Donc, merci. Je commence à prendre goût au bivouac.
Du 14 au 18 juillet, c'était mon tour de l’Aneto : ref. Conangles - ref. Cap de Llauset - camping Aneto - lacs de Mulleres - ref. Conangles. À deux, avec une partie bivouac.
Arrivée le 14 juillet au soir au refuge Conangles. Le gardien, un peu bourru, s'avère très sympa. Il nous trouve même une solution pour regarder la demi-finale de foot sur une télé qu'il ne sait pas très bien faire fonctionner. Une demi-finale dont les 2 espagnols ont l'air de se foutre royalement. Moi, j’y peux rien, je suis tombé dedans le jour de la demi-finale de ́82 contre l'Allemagne.
On est 4, au refuge.
Le lendemain vers le refuge de Llauset est en grande partie en montée. Une bonne partie est à l'ombre. Ça tombe plutôt bien parce qu'il fait super chaud. Mais c’est une longue longue montée. Une bonne mise en jambes, quoi. Dalmatien nous avait prévenu... La deuxième partie est la plus belle aux abords des estanys de Anglios et au col de los ibones. Le refuge est tout neuf, super bien aménagé. L'accueil est très sympa, le repas au top. On discute tout le repas avec deux espagnoles qui habitent en France. Coup de bol, vu notre niveau en espagnol. Elles font le Gr11 par tronçons, chaque année.
Le lendemain, le temps se gâte. Les nuages sont hauts mais menaçants. On monte au col de Ballibierna. On verra bien. Sauf que, passé le col, un orage nous tombe dessus. On a une grosse trouille. Ça pète au dessus de nous. L’orage est tout proche. On s'abrite. Ça passe finalement vite. La question se pose : est-ce que ça va durer plusieurs jours? Auquel cas, le bivouac ne nous réjouit pas du tout. On remonte au col. J'ai remarqué qu'il y avait de la connexion. La météo, finalement, montre que ça se calme rapidement. On décide de continuer. Est-ce une bonne idée ? La suite nous le dira. Je sens que, pour vous qui me lisez, le suspense est insoutenable, mais je resterai inflexible. Je ne dévoilerai rien...
Le temps se dégage un peu et la descente vers Benasque est très agréable jusqu'à la piste. Plusieurs lacs encore. Le paysage devient plus rocheux puis pinède et plaine herbeuse où serpente un ruisseau. J'adore.
La piste nous repose un peu mais c’est long. On commence à sentir le poids du sac, adapté au bivouac... Urff...
Le camping Aneto est tranquille. On plante la tente, on achète quelques provisions à la supérette : un pique-nique et un repas froid pour le lendemain soir. On mange des côtelettes au bar resto qui nous réserve une bonne surprise. Je m'attendais un peu à un resto du type camping Selva de Oza, mon pire souvenir culinaire en rando. Mais non. C’est bien servi, c’est bon.
Après notre première nuit en tente à 2, on est moyennement reposé. Le bus passe à 7h30 au camping. Direction Besurta. Un trail est organisé autour de l’Aneto, dans la semaine. Heureusement, il ne part que ce jour-là et on fuit son parcours en passant par le col de Mulleres. Merci!
Enfin, merci, c’est peut-être pas le premier truc qui nous est venu en tête à notre arrivée, lessivés, épuisés, aux lacs, le soir, après ce fameux col, pour notre vrai premier bivouac isolés en montagne.
Bon, ceci dit, c’est, sans conteste, la journée la plus magnifique de ce parcours.
On alterne entre les vallons herbeux où serpente une rivière ( j'ai déjà dit que j'adorais ? ) et le côté super minéral, pour ne pas dire hostile, à l'approche du col de Mulleres.
Et la vue sur l’Aneto tout le long de la montée et le panorama au col. Wahoo!
C’est long, c’est dur. Vraiment pas roulant. Mais superbe.
Pour finir, la descente du col est du même acabit. Très belle mais ultra périlleuse, puis épuisante avec ses multiples pierriers. Outch.
La descente du col, en particulier, en aurait dégouté plus d’un. À ne pas emprunter sans y être un tant soit peu préparé. C’est plus proche de la varape que de la rando. Je crois que Dalmatien veut me tuer.
On arrive donc éreintés, rincés. Mais c’est beau. Au coucher du soleil, c’est un régal. On en profite pas longtemps parce qu'à peine englouti notre repas, on fonce au lit et on écrase direct.
On n’est pas pressés pour le retour. C’est assez court. Ça tombe bien parce qu'on se lève tard malgré le soleil qui pointe son nez.
La descente est exigeante encore. Seule la toute fin devient roulante. On arrive vers midi à la voiture, à Conangles. Une bouffe à Viehla et zou! En route pour la Corse.
Pour une mise en jambes, ça, c'est une mise en jambes !
Merci à tous pour vos conseils précieux, comme toujours. Et particulièrement à Marc qui nous régale chaque année.
À l'année prochaine. Autour du Balaitous, je pense, ou vers la alta ruta (?), ou encore Anisclo/Ordessa qu'on a pas encore exploré (mais j'ai très peur de la chaleur). Ou peut-être encore un faux-bond aux Pyrénées pour explorer le Vercors. A voir. Si vous avez des idées...
(PS : Finalement, je retranscris ce CR alors que notre rando corse est terminée : une réussite entre GR20 et Mare i Monti. Magnifique et finalement pas si chaud que ça. Content de ne pas avoir opté pour un tout GR20. Trop de compèt et pas toujours un super accueil)