Merci à tous pour vos commentaires
Je suis convaincu que le Pays Basque, comme les PO, permet de faire des sorties mémorables et très exigeantes, et effectivement toutes les Pyrénées sont belles et ont leur charme.
Mais, pour l’itinérance, je trouve qu’ un consensus se dégage quand même. Quand on arrive à l’Anie côté ouest ou au Carlit côté est, on se dit qu’enfin on arrive à la (haute) montagne car… il y a des pics partout sur l’horizon. C’est ce qui me m’a le plus marqué lors de ma première traversée, je redescendais du petit Vignemale, je me suis arrêté et je n’ai vu autour de moi que des pics acérés, des crêtes effilées à 360°, c’était grandiose alors que je suis habitué à ne voir que le Canigou entre Canet-en-Roussillon et Montlouis (80 km) …
J’ai foulé quasiment tous les sommets des PO…mais que celui qui a foulé 50 % des sommets des Hautes-Pyrénees lèvent le doigt !!! Il y en des centaines de milliers !!! (Bon, Dino et Philrando peuvent baisser le doigt

)
Dino
Merci pour tes liens des compte-rendus, ça me parle beaucoup plus maintenant que je connais

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Euh…. C’est une drôle d’idée de vouloir trouver les bornes frontières dans ces coins-là
Et j’ai bien aimé le « quand le dinosaure est là…le brouillard aussi »
Et encore, quand j’ai préparé le parcours, je trouvais parfois des 50 km/jour et 3000 m de D+, tellement je voulais faire des boucles et des sommets. Mais l’itinérance impose souvent des choix frustrants… Les autres jours vont être plus raisonnables
J6 : lundi 13 juillet 2026 : Logibar – refuge de Bélagua
Distance : 19 km D+ : 1740 m D- : 712 m
https://www.openrunner.com/route-details/23958625
Nuit mouvementée, une chaleur à crever, je dors quasi tout nu sur le sac de couchage avec tous mes amis moustiques, il n’en manque pas un. Mais qui aime bien châtie bien. Après un bon génocide entre minuit et 2h, je trouve enfin le calme et le sommeil et je fais alors la grasse mat’ jusqu’à 9h.
Les 2 parkings de Logibar, presque vides hier soir, sont presque pleins ce matin. Beaucoup de monde vont voir l’attraction locale, la passerelle d’Holzarté.
Je papote tellement en montant que je ne vois pas du tout passer l’ascension. J’ai l’impression d’avoir mis 10 minutes pour arriver là
50 personnes sont autorisées à passer en même temps sur la passerelle. Pinaise, ça fait du monde au même endroit. Beaucoup de gens s’arrêtent là d’ailleurs, ça devient beaucoup plus calme après.
A la bifurcation suivante, je tourne à droite sur le GRT 11, impossible de louper le marquage
Et là, plus un chat, ça fait bizarre. Contrairement à hier, tous les ruisseaux coulent abondamment. Incroyable la différence entre les versants nord et sud
J’arrive sur un parking et je prends à gauche la piste pour Pista, piste qui devient rapidement un raide sentier
J’arrive à la cascade de Pista et je suis SEUL AU MONDE. Quel bonheur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
J’en profite pour faire un gros plouf dans la baignoire naturelle pour m’enlever la dizaine de cadavres de moustiques encore accrochés
C’est le bonheur TOTAL !!! Je trouve un coin herbeux à l’ombre d’un arbre pour me restaurer et faire la sieste.
Malheureusement un groupe d’espagnols (peu importe, ça aurait pu être des belges ou des suisses… j’m’en fous moi, je suis ni espagnol, ni belge, ni suisse… je suis normal…
clin d’œil à mon idole Coluche). Et là, ça braille, ça gesticule, ça parle sans discontinuer et ça sort même le drone pour filmer l’évènement… Gloupss !! Ils ne m’ont même pas vu… Le charme du lieu est retombé d’un coup, sniff
Leur cirque dure plus d’une demie-heure et je repars juste après eux pour rejoindre le port d’Uthururdinéta. Ben, faut avouer qu’ils grimpent plutôt vite, même en causant. On arrive ensemble au port
Alors qu’ils font une pause, le Chardékagagagna me donne bien envie. J’ai grimpe facilement par ce versant pour vite arriver au sommet occidental
Enfin !!! Une atmosphère inédite apparaît à ce moment-là, une crête, un peu de vide à gauche et à droite, ça me file quelques émotions !!!
Je prends un réel plaisir à essayer de rester pile poil sur le fil, ça passe aisément en fait en prenant bien son temps, et j’arrive tout content sur le sommet oriental
Je fais une belle pause au sommet et là, qu’entends-je ? Mon groupe d’espagnols qui rapplique, étant passé par le versant est… Ils ont fait deux groupes et ne sont plus que trois désormais… On fait connaissance et la discussion devient très amicale et agréable. Ils sont vraiment très sympas et ça me donne une petite leçon de ne pas juger à la première impression. Je ne peux m’empêcher de leur demander comment ils font pour tout le temps causer et ils me répondent dans un éclat de rire qu’ils sont … espagnols !!
On fera la descente ensemble
Mais eux esquiveront le pic de Belhay que j’irai fouler
Tout ce petit monde vise maintenant le Lakartxela. Ils montent en lacet sur la droite alors que je choisis de suivre scrupuleusement le fil … il s’instaure alors une petite compétition à qui arrivera en premier et j’arriverai en même temps que le plus rapide d’entre eux. Bonne rigolade de notre connerie au sommet !
On grignote ensemble quelques cahouètes et je les laisse partir vers d’autres cieux. Bien belle rencontre encore une fois.
Là, je rêve de pouvoir fouler une lacune de Dino (le pic Sacro je crois, qui est à quelques encablûres) mais je décide sagement de redescendre tranquillement pour ménager un peu la monture, Bélagua est encore bien loin
Le pic « Raider 2 doigts coupe-faim » est toujours là
J’ai soif et encore une fois aucun des ruisseaux croisés ne coule. Enfin je trouve un tuyau avec un filet d’eau où il me faut quand même 10 min pour remplir ma poche de 2 litres…
J’arrive au refuge de Bélagua vers 20 h
Il y a 10 ans, le refuge était abandonné et il y avait derrière une petite salle-dortoir qui était parfaite pour accueillir le randonneur fourbu. Aujourd’hui, c’est un hôtel avec absolument toutes les commodités modernes, et son lot de consommateurs. C’est comme ça…
Je profite de ces commodités ( !) en achetant un fromage pour 8 €, et je me restaure dans la salle hors-sac car le réfectoire est intenable au niveau sonore, avec en prime la musique à fond.
La gentille serveuse me dit que je peux même mettre ma tente contre la terrasse à l’abri du vent. Je sais qu’une vaste prairie est toute proche sur le GR12 pour bivouaquer mais je ne résiste pas à la proposition. Et j’en profiterai même pour prendre une douche et recharger mon tél !!!!!!!!!!!!!!!!
Et voilà, la faiblesse humaine a pris le dessus et je fais aussi partie des consommateurs modernes
