Bonjour à toutes et tous,
Voilà déjà plus de trois mois que cette itinérance est terminée et toujours aucun compte-rendu! J'ai trop peur d'oublier alors je m'y colle et me replonge dans la carte .
Ces quelques jours passés entre Ariège et Pyrénées orientales ont été idylliques. Ciel bleu et étapes magnifiques sans aucun passage inintéressant, c'est suffisamment rare pour être relevé!
Un petit coup d'orage quand même en milieu d'après-midi dans la semaine, mais on était bien à l'abri au refuge d'En Beys. La météo avait vu juste et avec des étapes relativement courtes, il y a toujours possibilité de se débrouiller pour arriver à temps. C'est assez rassurant.
Aucun regret sur le tracé: la crête des isards méritait qu'on accède au Rulhe par le plateau de Beille par lequel je n'étais jamais passée et pour une première journée, c'était parfait pour les jambes.
L'auberge du Nabre à Mérens nous a vraiment régalés. La chance nous a souri aussi pour cette étape car l'une de nos copines a eu un problème de chaussures. Elle a pu faire un petit stop jusqu'à Ax et intersport et s'acheter une nouvelle paire de chaussures! Inespéré un dimanche! La suite de la rando s'est donc déroulée confortablement pour elle
J'ai adoré la montée aux Bésines par la porteille des Bésines. Je ne connaissais que le départ depuis l'Hospitalet mais depuis Mérens, c'est beaucoup plus joli et sauvage. Quant au petit lac de l'Estagnas, il vaut l'arrêt pique-nique!
Pour l'étape vers les Bouillouses, j'étais en terrain connu mais j'ai trouvé l'étape plus belle que d'habitude... Il y avait plus de névés, des lumières différentes sans doute?
La journée off aux Bouillouses était parfaite. J'en ai profité pour marcher un peu au hasard et découvrir le tour des lacs ainsi que le Tossal Colomer pendant qu'une autre partie du groupe faisait l'ascension du Carlit. C'était magnifique et si mon paradis devait ressembler à quelque chose, j'y mettrais un peu des lacs, des montagnes, des fleurs et des rivières du coin... Étonnamment pas trop de monde mais si j'ai bien compris, nous y sommes passés quand une route d'accès aux Bouillouses était fermée du fait des incendies plus bas. Ce qui explique peut-être la tranquillité là haut (mais pour le Carlit, ce n'était pas tout à fait désert apparemment). On a aussi rencontré un pêcheur à la mouche au coucher du soleil au bord du lac principal, qu'on a senti bien ferré par son passe-temps! C'était chouette.
Belle journée suivante vers les Pérics. Les aventuriers du groupe sont montés au grand Péric quand j'ai préféré me contenter du petit une fois sur la crête. En revanche, la descente côté nord-est du petit Péric restera dans les annales. J'ai dû me faire une petite pause pour prendre des gouttes de rescue en plein milieu (je crois que c'est composé principalement de cognac et de fleurs, toujours bon à prendre

) J'ai trouvé la descente scabreuse, croulante, vertigineuse... et un peu trop longue à mon goût! Je ne m'y attendais pas vraiment et une fois que je me suis dit que j'aurais dû faire demi-tour et descendre par le sud entre les deux Péric, il y avait déjà trop de passages que je n'avais plus envie de remonter. Donc il a fallu descendre
Les Camporells, c'est toujours un plaisir.
On a vu nos premiers isards vers le Puig de Terrers et sommes montés juste avant sur le pic de Mortiers. Ca vaut vraiment le coup de faire quelques pas de plus!
Puis descente, au pas de course vers En Beys. La crainte des orages prévus m'a fait bien accélérer et les quelques passages qui m'avaient impressionnés d'autres fois, ne m'ont rien fait cette fois-ci. Si on ne veut plus avoir peur de quelque chose, il suffit donc de remplacer cette peur par une autre

Facile!
A En Beys, nuit difficile dans les dortoirs du haut parce qu'il y faisait hyper méga chaud (il devrait être interdit d'y mettre les femmes entre 45 et 55 ans en été

), avec l'habituel combat de fenêtre. Mes voisins du bas: "on ferme car il fait froid" (18 degrés à 2000 mètres, vous êtes sûrs? vous ne voulez pas prendre une couverture plutôt??? La pré-ménopause ça vous dit quelque chose?

) Heureusement, le prochain trek, ce sera bivouac
Le lendemain, descente tranquille vers les forges d'Orlu et rencontre avec de nombreux isards dans la descente, juste à côté du refuge. On a aussi croisé un troupeau de vaches un peu plus bas. Des randonneurs s'étaient fait charger par l'une d'entre elles, avaient perdu leur portable dans l'action. On leur a montré comment chasser les vaches quand on ne peut pas les contourner, façon vacher bruyant et sûr de son fait. Le portable égaré a pu être retrouvé avec une petite pincée de fierté

!
Voilà pour ces quelques aventures, avant le prochain récit concernant le tour du Balaïtous, un autre jour

A bientôt!