14 octobre 2025
En voiture c’est loin, et même fort loin….
je suis parti dans l’après midi.
Je remonte donc toute la vallée d’Aisa, après être passé par le tunnel du somport.
Je laisse la voiture au bout...à coté du fourgon, seul véhicule stationné, mais qui me rassure sur la présence attendue…
je passe devant le refugio de saleras, et remonte ensuite à droite le sentier qui val vers le collado de la madalena…
c’est calme...la preuve des isards me regardent arriver, je passe sous eux, et c’est ce moment qu’ils choisissent pour détaler m’envoyant quelques cailloux...
que j’évite…
au lieu de partir vers le haut, ils partent en travers et coupent le sentier pour descendre...je compte… ça n’arrête pas...une trentaine…
je contourne en passant là où ils viennent de couper, j’en trouve 3 ou 4 retardataires qui du coup remontent en travers….
Et je vais encore en trouver 5 ou 6 qui eux sont plus haut et ont eu la flemme de suivre le mouvement préférant brouter tranquille en me surveillant du coin de l’oeil….
Sympa tout ça !!!
j’arrive au col...encore quelques mètres et je vois le refuge…
j’y suis bien attendu !
Roland, Sylvie et sa fille Elisa….mais il manque Flo64 moi qui me faisait une joie de le revoir après si longtemps j’avoue que je suis déçu !
refugio militar Huici Lopez….
Comment ne pas évoquer ce super souvenir, où avec les pôtes Robert, Roland, JCB, Eyra nous avions ici même bu le champagne après cette si belle virée…
https://robertetlespyrenees.kazeo.com/e ... a126877330
Repas convivial de fin de journée, ils ont déjà dormi là la veille, mais la météo a contrarié leurs projets, d’où la défection de florent….
C’est grand….chacun sa chambre...mais ils sont malins...ils m’ont laissé celle avec la souris…
elle aime bien le cache cache...mais après lui avoir envoyé une grolle (l’avantage des grosses c’est que ça fait plus d’effet) elle restera plus discrète…
15 octobre 2025
fait pas chaud, même avec le soleil…on part pas trop tôt vu qu’on est au pied...mais du coup l’herbe n’a pas eu le temps de sécher...ça monte assez raide, on part vers la droite par un couloir, pour aller chercher le plus facile et on atteint sans mal un pic sans nom sur la carte ign espagne, mais qui est nommé sur openstreetmap, Punta alta de riguelo 2339 m…belle vue…
Le fameux Javier Urrutia le nomme aussi ainsi sur la description de mendikat…
quant on connaît les sorties du gars...méfiance pour la suite…j’aime pas ses II
déjà je ne le sentais pas trop, vu le seul compte rendu que j’avais trouvé…
on arrive au pied de la première difficulté, on est à 2267 m et sensés monter sur la pointe à 2288 m…
pas très sympa d’aspect...on a bien une corde de 30 m donc trop courte pour un rappel depuis le haut...le rocher n’est pas bon, c’est quand même un peu exposé…
les 2 ou 3 coinceurs qu’à roland il ne sait pas trop où les poser...pas bon tout ça...pour un malheureux II
on va faire demi-tour en sachant que même sur cette pointe on n’aurait pas été au véritable sommet qui est la pointe suivante…
C’est sur que Florent avec la jeunesse et sa maîtrise il nous aurait monté tout ça facile…
redescente quand même prudente, même si ça a un peu séché…
en bas, j’ai un peu d’avance, je traverse au ras, avec une bonne sente et remonte
un tout petit peu vers le couloir qui permet d’aller plus directement à la pointe principale, je m’y engage un peu, il y a matière en partant un peu sur la gauche à continuer, en mettant un peu les mains, mais rien ne garanti la suite…quand Urrutia parle de II en haut...
je vais donc faire demi-tour et rejoindre les compagnons pour débreefing...et on prendra notre temps pour un repas sur place, et une redescente lente aux véhicules…
Très sympa de s’être revus, même si le pic n’a pas été au rendez-vous...mais dommage car il a une sacré gueule !!!
je suis quand même un peu frustré, de ne pas avoir essayé plus...je me fais vieux...avec les cordelettes et les sangles que l’on avait, il devait y avoir un moyen de « bricoler » une rallonge à l’ancienne pour le rappel…
et puis monter derrière un guide la semaine d’avant...ça annihile les prises de risques…
bon...sachant par Roland qu’il était interdit de dormir au parking du sansanet, j’ai été dormir dans le break aux forges d’abel...à cette période...fait pas chaud !!!
un peu de cartographie quand même :
https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/di ... /-0.564712
et puis mendikat, pour que vous puissiez vous faire une idée avec les photos….
https://www.mendikat.net/fr/com/mount/image/40809
affichées en colonne ça donne la 6 et la 12 de la première colonne
https://www.mendikat.net/com/mount/3279
Quand elles sont toutes affichées, deuxième ligne, celle avec le troupeau de moutons montre le couloir pris à droite, et celui que j’ai été chercher ensuite, à gauche….
La photo pas sur la ligne en dessous, mais encore sur celle du dessous (donc 4ème ligne) , et pile au dessous de celle avec les moutons, montre la crête qui nous a fait peur…
Un gars qui a laissé son sac au pied est en train de commencer à grimper…
16 octobre 2025
fait toujours pas chaud…
je monte me garer au sansanet, en même temps qu’une voiture 64…
je pars un peu devant…
au fil des haltes, pour sortir une couche, je me fais dépasser, et pour une courte vidéo des sommets, je rattrape…
un couple de mon âge...très sympas...même vitesse de progression...on discute...c’est la dame qui a le plus de « bouteille », du CAF de Pau, elle a fait un peu d’escalade dans sa jeunesse et pas mal tourné dans les Pyrénées…
pour ces gens de l’ouest, toulousain, rime avec Ariège...ce n’est pas illogique vu que c’est quand même ce qu’on a de plus près...aussi...je retranscris in-extenso ses propos….
« j’ai déjà été en Ariège, mais ici c’est beau »
Pour ceux qui connaissent le castillo d’Acher, au pied duquel ils vont….comme dirait Perceval...dans Kaamelott »c’est pas faux »
je vais malgré tout quitter ces gens charmants pour m’avancer un peu...ibon d’estaens en vue…je tourne à gauche, laisse un raccourci pour continuer dans la direction du GR 11, à un isard, en lui disant qu’il me tarde de voir ses congénères dans le val de los sarrios…
et j’arrive en vue du croisement avec un sentier qui vient de la droite…
malédiction une trentaine de militaires sont en train de finir leur pose pas loin...je me dis que pour les isards ç’est mal parti...
je n’ai pas beaucoup d’avance, le temps qu’ils repartent je marche vers la gauche, et pense me faire rattraper illico...pas du tout...je m’interdis toute pause, ramasse un bout de topo plastifié, perdu sans doute par un itinérant…
encore un peu et au moment où le sentier part à droite, je vois un gars sur un promontoire...je pense que c’est celui du papier...pas du tout...il fait des signes avec les bras, et je vois qu’il m’arrive en face 7 autre militaires...snif...pour les isards…
et bien en fait en voici 2 qui un peu affolés par tout ce remue-ménage, passent entre moi et les militaires, pour remonter en vitesse…
je m’insère dans la file des 7 en 5ème position...
et bien une armée avec armes et bagages, ça ne marche pas vite...c’est pile mon tempo...
je pensais que le militaire sémaphore, c’était le chef...juste sous...car, un, qui est légèrement plus agé, est un peu en contrebas, c’est le seul qui doit avoir le droit de parler car il me dit bonjour…
ces 2 n’ont que des petits sacs, et filent devant…
dans une épingle, j’ai pris un peu plus large, si bien que je me fais passer devant par le sixième…
qui est en fait une fille plutôt fluette et qui bien qu’elle ploie sous la charge, monte gaillardement…
dire que quand j’ai fait mon service, j’avais demandé les chasseurs alpins...mais heureusement qu’ils ont du s’apercevoir que je n’avais pas le bon physique...je n’aurais pas tenu 5mn...comme chef peut être quand je vois leur mini-sac...par contre, pour un gars qui n’aime pas l’eau (peut être pour ça que je ne compte pas les lacs) ils auraient pu s’abstenir de me mettre à Sète…
on arrive au cirque d’olibon...les chefs ont décidés d’une halte...quand on arrive en file indienne, le plus jeune fait une vidéo avec son téléphone portable...je sens que je vais me retrouver dans une vidéo promotionnelle pour l’armée espagnole…
cerise sur le gâteau...quand je les dépasse il sort un drône...qui me vrombit quelques secondes au dessus…
si j’ai demandé à yoann de me servir de sa photo,
mais aussi parce que le noir reflète mon humeur du moment…
Moi qui était venu là pour compter les isards, j’en ai été réduit à compter les militaires...39 !
je prends de la distance, en profite pour faire la pause restauration, et reprends un fol espoir de voir des isards...douché très vite par le croisement d’un couple d’espagnols sympas qui vont au lac depuis le refuge de linza…
puerto de bernera...j’aperçois des gars qui sont en train de monter vers mon objectif…en suivant les indications de Robert
http://robertetlespyrenees.kazeo.com/cu ... a127228948
je rejoins la crête et la remonte…
Gilles-33 est venu dans le secteur avec une sortie de dingue…
je lui prends comme le coucou quelques photos pour vous donner une vague idée…Gilles-33 a écrit : ↑15 oct. 2021 00:27
Nouvelle escapade en haute vallée d'Aspe dans le massif de Bernera et la partie orientale de la Sierra de Secús pour un fabuleux parcours de crêtes avec, au passage, l’ascension de dix sommets identifiés.
Ce magnifique secteur est situé entre le Bisaurín et le cirque d'Aspe.
Espélunguère, Pas de l’échelle, Ibón de Estanés, Puerto de Estanés, Paso de la Trinchera, Laderas de Cantal, Ruabe del Bozo (2419m), Puntal del Bozo (2407m), Pico Olibón (2482m), Ruabe de Bernera (2455m), Bernera 3 (2443m), Bozo de Bernera (2454m), Collado de Bernera, Bernera (2432m), Foya de Bernera, Puerto de Bernera, Ibón Viejo, Pico Liouviella (2334m), Cúpula de Secús (2421m), Pico Alto de la Portaza (2379m), Brecha de Secús, Collado de Orna, GR11, Escalé d'Aigue Torte, Espélunguère.
sous la cheminée, où les autres ont laissé leurs bâtons, j’attends un peu que le dernier qui prend son temps en termine pour m’éviter toute chute de pierre et monte en me servant du piolet…
encore un peu de crête facile, un dernier bout croulant et le sommet du cupula de secus 2421 m...yes...belle vue…
et je deviens photographe pour les 3 espagnols…
ils repartent et je me restaure tranquille au sommet…
quand je redescends, à la cheminée, c’est à moi d’attendre pour ne pas envoyer de pierres sur le dernier, et au loin un peu après, je vois qu’il y a 5 ou 6 personnes qui montent…
au col, ils discutent avec les 3 qui descendent et qui partent dans le versant plein nord, juste un peu avant que j’arrive...l’avant dernier de ceux qui montent, me demande d’attendre, et je crois qu’il veut que je le prenne en photo...mais non...il cherche et tient à me montrer...il m’a pris en photo au zoom quand je me détachais sur la crête...il est tout content...mon espagnol n’est pas suffisant pour que j’évoque le droit à l’image...
et je n’ai même pas laissé mes coordonnées pour qu’il me l’envoie…
je repars vers le pico liovella 2334 m assez vite atteint...belle vue…
je redescends en laissant la pointe à sa solitude...on comprend pourquoi…
Je reste en crête pour surveiller les 3 qui descendent et avaient fait une pause sur le replat…
du coup je ne vais même pas au col mais descend dans des éboulis raides et fuyants avant, je vois qu’au bout ils partent vers la droite….
J’ai donc décidé au dernier moment de descendre moi aussi par là…
au bout du plat si j’avais vu un ou 2 cairns sur celui ci je n’en trouve plus...et de moi même je serais plus parti à gauche, mais là...j’ai trop de retard sur les autres pour les voir...
je pars donc un peu à droite en descendant, mais très vite, je me dis sachant qu’il y a des grandes barres dessous, qu’il vaut mieux que j’arrête de descendre au petit bonheur et opte pour une grande traversée sur ma droite...mini trace...puis quelques traces plus nette d’isards qui remontent...d’ailleurs en voici qui trouvent bizarre d’avoir un humain ici…
au bout de la traversée, j’aperçois le sentier qui monte au cirque…mais il est innaccessible !
Me voici obligé de remonter vers la trinchera je passe au point 2072, puis 2073 de mon alpina, néglige de monter sur le plus haut suivant, en trouvant une sente et un moyen simple de rejoindre le cirque d’olibon et son grand pla...
OUF je m’en suis sorti...on voit sur le coté droit de la photo, les endroits traversés
Le bas du versant c’est une très grande barre, il y a juste un endroit raide où il est possible que ça passe, j’aimerais bien savoir tout de même où sont partis mes espagnols, mais en haut il aurait été plus logique de suivre mon intuition initiale en partant à gauche pour rejoindre le sentier descendant de la brèche de secus...
retour sans histoires vers la voiture, en croisant juste près du lac, un photographe du soir…
Un peu de cartographie, malgré tout :
https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/di ... /-0.585472
