J7 : mardi 14 juillet 2026 : refuge de Bélagua – casa de la Mina
Distance : 23 km D+ : 1430 m D- : 1620 m
https://www.openrunner.com/route-details/23958725
Nuit réparatrice, inutile de farnienter, je démarre à 6h30.
Je prends le GR 12 qui part en descente vers le SE et j’arrive dans la grande prairie où j’arrive à perdre le GR
D’accord, il vire complètement vers le sud, regarde ta carte imbécile, j’ai fait tout le tour pour rien.
Ce sentier est très varié, un coup dans les bois, un coup dans les cailloux, un coup dans la savane
La vue sur la sierra de Alano est sublime
Je ne fais pas comme Gilles, je ne grimpe pas sur l’Alto de Lapazarra, je me contente de le longer comme Nounours
Ce sentier a vraiment quelque chose, je vais beaucoup l’apprécier
Son seul défaut est qu’il ne possède aucun point d’eau,et bien que ce soit tôt, il fait déjà très chaud, et je redoute fort les calcaires à venir
Ansabère (Pétréchéma) et Mallo de Achérito, grandioses
La Hoya del portillo de Larra serpente à sec
Je monte en face direction les Trois Rois, pas vu un humain encore
Jolies murailles de Budogia que Gilles s’est amusé à parcourir
L’eau n’a pas sa place ici, elle passe en-dessous des cailloux, pour le malheur des assoiffés
Je laisse les Trois Rois (et la foule de vassaux qui subitement vient d’apparaître…) et je file à niveau au col d’Esqueste
La vue n’y est pas mal du tout
La suite me fait super envie (Mouscaté, Ansabère…) mais je suis déjà à sec et je m’interroge beaucoup…
Souvenir d’une délicate étape en juillet 2016 où je pense ne jamais avoir eu aussi soif de toute ma vie.
Heureusement, un névé sera mon sauveur, que Dieu te bénisse toi
Je suis scrupuleusement les cairns qui se jouent très efficacement de toutes les difficultés du lapiaz. J’arrive sans aucun problème au Mouscaté
Je vois enfin le Jean-Pierre
Vers l’ouest. La densité de population est de … 1 personne/km²
Pas beaucoup d’eau à Pédain, tristounet mon maréchal
Les cairns sont toujours aussi efficaces et n’indiquent qu’un seul chemin, parfait pour descendre sans trop d’encombres cette immense champ de roches
Reste plus qu’à remonter sur l’Ansabère. Mais là, il faut faire tout le tour par la droite …
…et reprendre la crête pour 300 m de D+
Un cairn en cas de brouillard
La traversée Trois Rois - Mouscaté – Ansabère est TRES aride
Arrivée au sommet
Dommage de ne pas pouvoir aller toucher le cairn suivant qui est pourtant tout proche. A part peut-être si on s’appelle Mike Powell…
Je sors le réchaud et fais ma popote au sommet quand arrive une femme seule en grande souffrance, rouge comme une pivoine, qui halète, s’assied et met bien 10 minutes pour s’en remettre. Arrivent ensuite son mari et sa gamine qui eux sont frais comme des gardons en papotant bien fort comme tout ibère qui se respecte. Euh… c’était pour un défi ? Pourquoi se mettre dans cet état-là madame ?
On n’échangera qu’un simple Buénas et ils redescendront peu de temps après leur arrivée.
Je profite pleinement de la toujours magnifique météo et du paysage mais la descente sud du pic ne m’inspire guère… Quel bordel ici, personne n’a rangé quoi que ce soit ici depuis bien longtemps, on dirait la chambre de mon grand
Et pourtant c’est mon chemin car je veux continuer sur le Sobarcal et l’Achérito
Ce qui me réjouit à ce moment-là, ce sont les 2 névés que j’aperçois au pied de l’Achérito. Mes sauveurs ! Sans eux, dur, dur de marcher longtemps avec cette chaleur et la quantité d’eau que je consomme par heure…Je grimpe donc sur le pico Sobarcal, qui a son charme avec son gendarme sommital
Puis je continue vers le Mallo de Achérito, en faisant le ptit détour nécessaire vers la seule brasserie du coin
L’approche du Mallo se fait par la droite puis par le versant ouest, où il faut faire bien attention dans un grand dévers rocheux à ne pas louper les marches … Mallo.
C’est sympa ces cailloux écrits pour calibrer l’altimètre
Côté Ansabère. Pas sûr que le petit lac perché soit bien en forme
Le vallon du barranco de Achérito, avec tout au fond le Castillo de Acher et le Bisaurin
De l’Anie à l’Achérito
Le Chinébral de Gamuéta est tentant, mais le long détour par la droite me décourage
Je descends tranquillement au col de Huerto de Achérito en assistant à une longue transhumance ovine.
Il n’y a pas grand chose à grignoter en chemin… on reste bien sur la file s’il vous plait
Le paisible versant sud de l’Achérito
Le Chinébral est bien défendu
Je trouve le cairn qu’a mentionné Gilles dans un de ses topos et je redescends dans le vallon à gauche
Quelques amis qui ne doivent pas être souvent embêtés
Je vise la cabane au toit rouge tout en bas
Je ne crois pas qu’il soit possible de bifurquer dans ce vallon avant le col précédent
La descente du vallon du barranco de Achérito est un poil longuette
Dernier regard sur les aiguilles
Le Castillo de Acher fait superbe impression
Je mets beaucoup de temps à descendre ce vallon mais heureusement il ne manque pas d’eau. Il y a même de superbes spots à bivouac avec piscine privée. J’arrive bien tardivement au rio Aragon Subordan où j’aperçois des tentes installées
Parfait, ce sera mon camping pour ce soir. Bien plus tard dans la soirée, j’entendrai des cris et des chants aux alentours… Je viens de comprendre que l’Espagne vient d’éliminer la France au foot. Dommage pour un 14 juillet …